jeudi 26 mars 2020

L'école Noël



C'est en fouillant dans une boîte que je suis tombée sur un journal étudiant de l'école Noël, de 1965. Une grande nostalgie m'a prise. J'ai commencé par la chercher sur Moogle Gap, à Beloeil, mais le bâtiment était caché par les arbres.

J'ai parcouru ce petit journal, le numéro de décembre 1965, numéro spécial de Noël. Les pages en étaient reproduites par un dispositif constitué d'un cadre de bois soutenant une toile. Celle-ci était alors parcourue par un rouleau (qu'on passait à la main) imbibé d'encre.

Tous les mois, notre journal sortait, 24 pages en plusieurs dizaines d'exemplaires. L'école Noël était une école d'avant-garde. On appelait ça «l'école active». C'étaient les élèves qui rédigeaient, fabriquaient, assemblaient et distribuaient ce journal. Le nôtre s'appelait «Pomme d'Api, le journal mensuel de la 2e année». Oui, nous avions 7 ans et nous étions plutôt débrouillards.

La page couverture était laissée blanche pour permettre à chacun de personnaliser son exemplaire. Voici ma propre oeuvre, sur le thème de Noël. Oui, c'est une girafe.



À quoi ressemblaient nos articles?

En voici quelques exemples :

Voici la description de Jésus par la petite Nicole.


Le petit Robbie, lui, a la nostalgie de l'automne.


 La petite Marie-Andrée a un instinct poétique très sûr!


 La petite Lauren a passé un beau Noël :


 La petite Hélène a illustré ses propos par des cactus...


 Le petit Érick n'a vraisemblablement pas compris quel était le thème du mois!


Et à la fin du journal, chaque élève avait inscrit son nom. Dommage que personne n'ait pensé à mettre son adresse courriel, nous aurions pu nous créer un groupe Farcebouc des anciens élèves de l'école Noël 1965...

vendredi 6 septembre 2019

Comment se débarrasser des mouches à fruit

Non, le titre n'est pas un putaclic ! C'est vrai, je vais vous enseigner comment vous débarrasser des mouches à fruit !

Bien sûr, comme tout le monde, j'ai cherché sur internet. J'ai trouvé quelques trucs pour fabriquer des pièges à mouches à fruit. Non, il ne suffit pas de remplacer le fromage par un fruit.

Résultat de recherche d'images pour "piège à souris"













Parmi les choix proposés, j'ai tenté l'entonnoir avec du vinaigre de cidre. 

Mais ce n'est pas très efficace et ça me brise un peu le cœur de les voir se noyer comme ça.

Finalement, tout à fait par hasard, j'ai découvert un piège qui, en plus d'être efficace, est humain. Pas de violence sur les animaux. Voici le cheminement intellectuel que j'ai suivi...

Pour ceux qui sont pressés, allez directement aux images à la fin. Mais vous ratez un petit bijou littéraire digne des œuvres de la grande et célèbre autrice Mongeau (suivez le lien).

Depuis quelque temps, je me voyais dans l'obligation de ranger tous mes fruits et légumes dans le frigo sous peine de les voir envahis par les mouches à fruit (qui aiment aussi les légumes, m'aperçus-je très vite). Alors que j'avais sorti ma tomate du frigo pour me faire une sandwich aux tomates chambrée, je voulus la protéger en la mettant sous cloche.



Mal m'en pris, puisque la cloche n'était pas étanche. Les mouches à fruit entraient et ne voyaient pas l'utilité de ressortir. Heureusement, j'avais disposé tout ça sur ma planche à découper. Voyez l'image plus haut (reconstitution).

Je la pris donc pour amener le tout dehors, où j'ouvris la cloche, ce qui libéra les mouches prisonnières quoique bien gavées de tomate. C'est alors que l'idée m'est venue de fabriquer mon propre piège.

Il suffit d'un plat de plastique (ici, le couvercle ayant été un peu bouffé par le chien, le plat me servait à amener des restes de table aux poules). On dispose donc au fond une rondelle de tomate alléchante. On replace le couvercle, mais sans le fermer au complet, ce qui permet aux mouches d'entrer, mais pas de sortir. De temps en temps, on ferme vite le couvercle de façon hermétique, on va dehors et on libère le stock de mouches. On ramène le piège dans la cuisine et au bout de quelques jours, on est débarrassés des mouches. Tout ça avec un vieux plat de plastique et une rondelle de tomate, toujours la même.






C'est tout simple. Vous aviez même pas besoin de lire tout mon bla-bla, vous auriez tout compris avec ces deux photos !

samedi 24 août 2019

Moi j'aime les vaches



Dès que la journée portes ouvertes de la ferme Claveau a été annoncée, je me suis empressée, plusieurs mois à l'avance, de noter la date dans mon agenda ! 

Oui, car moi, j'aime les vaches ! J'ai donc pu à loisir me faire lécher la main par la langue râpeuse de vaches inondées de soleil, qui vivaient leur vie de vache en toute sérénité.


J'ai pu voir la dernière technologie en terme de trayeuses automatisées : les vaches se pressaient au portillon automatique pour se faire traire par le robot, attirées par la perspective de pouvoir avoir accès à de la moulée au chocolat (ou en tous cas quelque chose d'aussi attirant pour les vaches). Pendant qu'elles se goinfrent, le robot lave les pis avec les petites brosses, puis place les trayons sur les pis. La vache, le nez dans la moulée, n'y voit que du feu.
Certaines malignes repassent deux fois pour avoir encore plus de moulée-bonbon! Mais la puce électronique qui les identifie les trahit, et le robot les font passer directement sans traire et sans moulée non plus.


Ici j'ai vu des grosses niches :


... pour des petits veaux!


La journée familiale a été un grand succès! Une parcelle de terre a été dédiée au stationnement. Des gens sont venus même de Thetford Mines pour y assister!
Des jeux pour enfants sont prévus (même si la sortie du petit train ressemblait plus à un gland...) :


On avait même de la barbe-à-papa couleur bleue, qui, selon les dires des enfants, goûtait le ciel! Ici, on me voit en flagrant délit. L'enfant-alibi qui m'accompagnait n'a pas voulu se faire photographier avec moi, j'ai donc juste l'air de la vieille folle qui bouffe de la barbe-à-papa. Encore heureux que je me sois retenue d'aller dans les jeux gonflables!


Pendant qu'on se bourrait dans le pop-corn salé, les vaches se contentent de lécher les blocs de minéraux.


J'ai trouvé la cousine de Bambi, toute mignonne avec ses grands yeux de biche!


Voici une vache qui passe à la brosse pour se faire gratter le dos :



Quant à la gestion du caca, voici comment ça se passe : il y a une râpe qui ramasse tout ce qui traîne pour l'amener à une extrémité où, pudiquement, un tapis roulant l'amène à l'extérieur.


La journée a été superbe, toute une organisation!

mardi 25 décembre 2018

Le hot-dog de Noël


Voici revenue la période des fêtes! Voici revenue la programmation des fêtes! Une dizaine de films de Noël chaque jour, à chaque poste de télé.

Des comédies romantiques ayant pour nom Le mariage de Noël, Les biscuits de Noël, L’esprit de Noël, Les fantômes de Noël, Sauvons le Père Noël, Le pays de Noël, La romance de Noël, Une rencontre pour Noël et autres bidouilles de Noël.

90% de ces films ont comme héroïne une femme d’affaire dans le centre-ville de NY, Chicago ou Los Angeles, fiancée à un homme d’affaire antipathique. Pour avoir une promotion, notre héroïne doit aller dans l’Ohio, le Wyoming, le Maine ou bien dans l’Orégon. Du moment que ce soit un trou perdu et qu’il y neige. C’est là qu’elle va rencontrer un cow-boy mal dégrossi dont elle va tomber amoureuse. Le fiancé surgit, prouve son insensibilité, et la femme d’affaire, sur qui est tombé entre-temps l’esprit de Noël, va refuser sa promotion tant désirée et épouser le cow-boy.

Dans ces films, il faut qu’il neige. Il y a souvent de la neige au sol, il semble donc faire froid. Mais les protagonistes, s’ils ont un manteau, le laissent grand ouvert, ils n’ont rien sur la tête (ou bien une petite tuque ridicule qui ne couvre pas les oreilles), ont le cou très dégagé et disent leurs répliquent et l’étirant encore plus, ce qui est contraire à toutes les règles de la conservation de la chaleur. Naturellement, ils font des batailles de boules de neige à mains nues, en riant aux éclats.

Peu importe le sujet ou l’histoire, l’amour est au rendez-vous. Ce qui nous mène au «problème» de la solitude.

Il est inimaginable d’être seul pour Noël. Ou pour le Réveillon. Ou pour Thanksgiving, tant qu’à y être. Quoique je n’aie jamais entendu parler de Thanksgiving autrement que dans les films américains doublés en français de France. Ici, nous avons bien la fête de l’Action de Grâce, mais ce n’est pas à la même date que le Thanksgiving des Américains. L’importance de l’Action de Grâce se limite d’ailleurs à un congé.

La solitude est mal vue socialement. Oh, si on est seul, on ne sera pas ostracisé, méprisé ou rejeté! Non, c’est pire : on sera l’objet de PITIÉ!

Mais revenons à Noël. Je n’ai rien de prévu. Je suis seule. Je vous laisse juge du drame inhumain que je vis :

Depuis 5 jours, tout ce que j’écris dans mon agenda est «faire la vaisselle», «prendre une marche», ou «sieste». Je m’habille en mou le matin et dès qu’il fait noir je mets mon pyjama rose avec des petits chiens blancs dessus et mes pantoufles. Je passe mes soirées devant la télé à écouter des films tels que je les ai décrits plus haut, avec une grosse couverture sur les genoux, sur laquelle se vautre un gros matou paresseux. Je n’ai fait aucun magasinage et je n’ai pas l’intention d’en faire. Pour le dîner de Noël, j’ai dégelé des saucisses hot-dog et des petits pains. Oui, c’est ce que j’ai envie de manger, moi.

Et l’orgie de films de Noël que j’écoute ne réussit pas à me convaincre qu’il me manque quoi que ce soit. Je vis au Paradis, je décide de ce que je fais, je suis maîtresse de ma destinée dans ses moindres détails! Si ça vous fait plaisir de me prendre en pitié, allez-y! Ça va vous consoler de ne pas vivre ma vie…

Non, ce n’est pas parce que Noël est pour moi un jour ordinaire, c’est parce que les jours ordinaires sont pour moi comme Noël!

mercredi 19 septembre 2018

Les réseaux sociaux, dernière partie : s'en sortir!


Je mets ce que je veux sur mon mur !

Dès qu’une publication suscite un commentaire mitigé ou bien une opinion contraire, la guerre est prise ! Oui, tu mets ce que tu veux sur ton mur, mais si ton mur me saute dans la face, il peut arriver que j’aie envie de répondre.

Une personne peut avoir envie de partager sa détresse à tout venant et poster «Je suis terriblement malheureux (ou malheureuse)». Aussitôt, l’audience, pleine de bonnes intentions, lui demande ce qui se passe, pour se faire répondre que ce n’est pas de ses affaires et qu’on peut poster ce qu’on veut sur son mur sans qu’il ne soit besoin de s’expliquer. Fort bien. Mais dans ce cas, ne viens pas nous faire chier avec tes états d’âme.

Comment s’en sortir ?

Parfois l’exaspération est à son comble. On est tenté de répondre, ou bien de poster à notre tour une parodie de ces trucs idiots.

On vous suggère, à toutes les actions, tous les visionnements, de partager, d’aimer. Ainsi, si au comble de l’exaspération je réagis, ne serait-ce que par une imitation débile, il y aura toujours quelqu’un pour trouver ça bon, pour aimer et pour partager, alimentant ainsi le cercle des publications qui tournent, qui deviennent virales (quel mot atroce !).

On tourne en rond… on se trouve pris à notre tour dans l’engrenage sans fin.

Mieux vaut poster sur son blogue. Voilà c'est fait!

Faites tourner!