mardi 26 octobre 2004

Des réponses pour toutes les questions

Je suis en train de lire un livre passionnant «Who’s afraid of Schrödinger’s cat?» qui m’a inspiré quelques réflexions existentielles concernant l’Univers. Le livre en question est une collection de courts textes sur différents sujets scientifiques. Je me suis aperçue que la science des particules me fait «tripper» (c'est-à-dire basculer dans un état d'extase) alors que les sujets tels la science du cerveau (sauf quand il s’agissait du «quantum theory of the mind») et la psychologie me faisaient «chier» (déféquer). Je lisais quand même mais bof. J’ai assez supporté les torsions de l’application de la psychologie cognitive aux plans de cours dans les dernières années pour m’en écoeurer. En fait, tout ce qui ressemble à l’école me fait vaguement suer. J’en fais encore des cauchemars pédagogiques. J’ai bien fait de lââââcher l’école, être prof, c’est encore pire que d’être étudiant. Mais je m’égare, je parlais de mes idées très arrêtées sur le Cosmos.

Par exemple : on s’interroge sur la raison pour laquelle la dimension du temps, comme chacune des dimensions spatiales, n’est pas réversible. On peut aller en haut et en bas mais pas en futur et en passé. AAAaaahhh, mais voilà, c’est que (me dis-je) le temps est en expansion, tout comme l’espace! On n’a donc pas le choix de le suivre! 10 exposant -32 seconde à l’ère de Plank équivaut aujourd’hui à 100 milliards d’années (à peu près…, je n’ai pas fait le calcul) de nos jours. La vraie question est donc plutôt : pourquoi sommes-nous capables d’aller en avant et en arrière, en haut et en bas, à bâbord et à tribord??? Qui a inventé la machine à reculer dans l’espace???

Mais reculons-nous vraiment dans l’espace ou bien dans une dimension à la fois? Noooooon, mesdames et messieurs, sans la collaboration des deux autres dimensions, on ne pourrait ni avancer, ni reculer. À bien y penser, sans le temps non plus, on ne pourrait bouger. Et sans espace, pas d’évolution dans le temps, pas même par en avant… Bon, j’avoue que là-dessus ma théorie n’est pas tout à fait au point. J’en saurai plus lorsque j’aurai lu sur la théorie des supercordes qui implique un univers à 36 dimensions.

Autre réflexion : on ne trouve pas de «gravitons», particule hypothétique transportant la force de gravité, ni de théorie unifiée incluant la gravité. C'est parce que la gravité n’est pas une force, mais une déformation de l’espace-temps. Einstein nous a cassé les oreilles avec ça depuis 1910! Donc, pas besoin de particules transportant la force… Cessons de chercher, de grâce!

Par ailleurs, notre univers n’est qu’un trou noir à l’intérieur d’un univers plus grand, qui est lui-même un trou noir dans un univers plus grand. Et l'on s'imagine que notre petit trou noir est l'alpha et l'oméga de tout. Alors que par définition, rien ne peut s'échapper de notre univers et on croit aller tout droit alors que celui-ci est courbé donc on revient au même endroit, ce qui correspond aussi à la définition d'un trou noir…

Oui, je sais, c’est un classique éculé de la science-fiction, mais là où ça se corse, c’est que dans MA théorie, ces univers de plus en plus grands rejoignent l’univers le plus petit (ou le trou noir le plus petit, si on veut) dans une 37e dimension qui est recourbée sur elle-même. C’est là que l’infiniment Grand rejoint l’infiniment Petit. Mais vu qu’un cercle n’a ni début ni fin, nous sommes tous (nous, les Univers) des infiniment Moyens.

D'autre part, concernant la théorie farfelue de Gaïa (les planètes seraient en vie, les galaxies seraient des méga-organismes vivants), à peine effleurée par Isaac Azimov dans la série Fondation, alors si c’est vrai, la Terre est une tumeur maligne et les humains en sont les cellules cancéreuses!

Autre théorie (c’est pas moi qui l’ai inventée mais j’ai une réponse à apporter, comme sur toutes les autres questions) est que notre univers et son big bang côtoieraient d’autres univers avec leur propre big bang. Je n’en crois rien. Notre univers côtoierait plutôt toutes les autres singularités originelles qui n'auraient pas bigbangné. NOTRE big bang est plutôt une tumeur en expansion dans ce méga-univers. Conclusion, pire que la précédente : l’Univers (le nôtre) en entier est un cancer!!!

On se demande aussi par quel heureux hasard notre univers a JUSTEMENT les constantes qu’il faut pour supporter la vie. Un taux d’expansion trop petit ferait se recontracter l’univers trop vite pour que la vie se développe et un taux trop grand aurait fait se disperser la matière avant que ne se forment les premières molécules. Même Hubert Reeves se le demande. Moi (évidemment), j’ai trouvé la réponse :

Rien là de bien merveilleux : ils ont tous existé (les univers) les uns à la suite des autres, à partir d’un taux d’expansion ridiculement petit, ce qui fait que lorsque le premier univers s’est recontracté tout de suite en un big crunch, il a provoqué, avec l’excédent d’énergie, un autre big bang avec, cette fois-ci, un taux d’expansion un peu plus grand, qui s’est recontracté en un big crunch qui a provoqué un autre big bang et ainsi de suite (comme une balle qui rebondit), jusqu’à ce que INÉVITABLEMENT, il y en ait un qui arrive à notre taux d’expansion idéal (qui, soit dit en passant, n’est idéal que pour nous puisque la Vie est le cancer de l’Univers.)

À cette dernière théorie, on m’objectera que la conservation de l’énergie interdit que l’univers suivant ait un taux d’expansion supérieur au précédent. Je l’accorde. Mais le big bang n’a certainement pas pu commencer sa carrière avec un taux d’expansion infini pour ralentir (puisqu’il n’aurait pu se recontracter la première fois). Alors, d’où vient cette énergie supplémentaire? AAAAAaaaaahhhhh, mais voilà : elle est utilisée à partir de perte générale d'énergie imposée par la seconde loi de la thermodynamique. L'entropie augmente avec le temps, ce qui lui impose du même coup une sévère restriction : celle de ne permettre qu’une direction, le futur…

Et voilà, j’ai réglé le sort du monde en deux temps trois mouvements. Pour le prix Nobel, vous pouvez me joindre en me laissant votre adresse courriel en commentaire, je vous rappellerai. Merci de votre attention et bon vol.

5 commentaires:

magic a dit...

Savez vous, chère ex-rédactrice, que je viens de vérifier une théorie scientifique positivement extraordinaire?!?!?
Je suis en mesure de démontrer le théorème suivant: "la vitesse du son est supérieure à celle de l'odeur".
Oui, je sais, c'est terrifiant.

e-diote a dit...

On sent le "vet world" se transformer en "pet world", là !
Monsieur vos bruits sont assourdissants.
Madame, j'en redemande.

Révérence.

Mouchtach a dit...

:o)

J'adore tes réponses et tes théories.

Celiandra a dit...

bonjour
Chose promise...
ton blog est différent du mien Et chaque hommes sur votre Terre est different des autres
Encore heureux
car quelle monotonie cela serait.
Je te remercie de ton message de bienvenue.
Celiandra

coyote des neiges a dit...

L'Univers est fait de différences!
Merci à toi!