samedi 25 décembre 2004

Blogue de Noël

J’ai failli aller à la messe de minuit hier, celle de Saint-Germain des Prés (entre le MacDo et les super-poubelles en inox) bien sûr, mais je n’ai pu obtenir de billets. Une brève enquête autour de moi m’a confirmé qu’à l’entrée, ça se bouscule autant qu’à un concert de Johnny Hollyday. Presque le délire papal, quoi.

Je me suis donc rabattue sur du magasinage de dernière minute à Paris, rue Royale, et je me suis amusée à faire la queue à La Durée pour acheter des macarons et partager mon expérience inoubliable avec mon public qui m’aime, sauf Grincheux, cité plus bas dans un envoi antérieur.

Bref, le 24 décembre, un vendredi, en plein sur l’heure du midi pour emmerder le plus de monde possible, je me précipite rue Royale, à la maison-mère, et je fais la queue. Il faisait cette journée-là +10°C et dehors il faisait bon. Presque beau.

La file était longue d’une centaine de mètres, mais j’étais avec belle-mama et nous devisions gaiement. Enfin arrivées à l’entrée, le portier (car il y a un portier pour faire la circulation) nous laisse passer. Nous entrons de concert.

Il devait faire +40°C à l’ombre des 10 personnes au mètre cube qui étaient compactées à l’intérieur!!! N’écoutant que ma veulerie, je battis en retraite précipitamment, retournant dehors et laissant belle-mama seule pour affronter la multitude chaotique de l’intérieur. Un véritable sauna! C’est à se demander comment les macarons ne fondent pas sur les tablettes.

J’ai donc attendu peinarde dehors et j’ai eu le temps d’écrire 4 ou 5 cartes postales, d’appeler mon frère à qui j’ai raconté en long et en large la sensation incroyable que procure la station debout devant la vitrine de La Durée. Il me conseilla, pour un prochain arrêt, de visiter une boutique de fabrique artisanale de cure-dents sculptés.

J’ai trouvé l’idée bonne, mais je n’ai pas trouvé la boutique en question sur « pagejaunes.fr ». Dommage. Je me voyais déjà revenir au Québec et faire sensation avec un cure-dent sculpté en forme de tête de général de Gaulle.

J’ai tout de même traversé chez Lalique, presque en face, dès que j’eus récupéré belle-mama, sortant, échevelée, mais triomphante, avec sa boîte de macarons.

Lalique. Ambiance feutrée, tapis gris clair, vendeuses huppées, grises clair elles aussi, l’atmosphère respire le luxe et la quiétude.

C’est ce moment qu’a choisi mon cellulaire pour sonner (très fort) avec ma nouvelle sonnerie dont je n’étais pas peu fière à l’installation, mais qui commençait vaguement à m’embarrasser à mesure que se prolongeaient les recherches pour retrouver ce téléphone de bordel de merde de coliss de tabarnack enfoui au fond d’une poche très très loin…

« Je te dérange? » me susurre mon chéri, au bout du fil… « Euh… » répondis-je sous les regards désapprobateurs de la cheffe-vendeuse et de ses stagiaires.

Mais enfin, nous nous en sommes sorties indemnes même après ce crime de lèse-lalique, et nous sommes rentrées (rejoindre nos chéris respectifs) pour réveillonner tous les quatre en commandant du chinois.

Joyeux Noël!

2 commentaires:

passantine a dit...

Haha! Et le menu,il etait en chinois?

coyote des neiges a dit...

Non, nous sommes allés sur place pour désigner les objets de convoitise avec nos doigts «ça, ça, et encore un peu de ça...» puis nous sommes retournés à la maison pour le manger en famille, comme il se doit.