vendredi 21 janvier 2005

Départ! (ou arrivée, dépendant du point de vue)

Je repars au Québec!

Me voilà à Charles de Gaulle. Au comptoir d’enregistrement des bagages, l’employé (français) me demande : «Alors, vous avez passé un bon séjour parmi les Maudits Français?» (Pourquoi me demande-t-il ça? Il a lu mon blogue???) «Pas pire», réponds-je.

Je passe la sécurité. On me demande d’enlever mes bottes. Ça y est, je suis encore à côté de mes pompes! Juste de l’autre côté de la barrière, il y a un genre de petite cabine d’essayage, perdue au centre de la salle d’attente. Je suppose que c’est la cabine du toucher rectal. Pire que la sanisette!!! Brrrr…


La cabine à toucher rectal de Charles de Gaulle Posted by Hello


L’avion décolle à midi. Je n’ai pas déjeuné (ou petit déjeuné) et j’ai faim. Ce n’est qu’à 14h qu’on sert le repas chaud. Je dévore tout, jusqu’au dernier pois chiche de la salade et j’ai même léché le reste du beurre (salé, fouetté) avec le reste de mon petit pain caoutchouc. Pas une miette n’est perdue.

7 ½ heures de vol à faire, moi qui déteste prendre l’avion. Les films aident à passer le temps. On nous passe d’abord les aventures d’Oscar le petit poisson. Pour les 13 ans d’âge mental. J’ai adoré.

Puis, il y a eu une erreur, on devait passer une comédie romantique, mais ce sera plutôt Shreck II. Ça tombe bien, j’avais justement vu Shreck I à la télé au Québec avant de partir il y a 2 mois. Inutile de dire que je suis ravie!

Sauf que…

L’écran est un peu loin de mon siège et je suis un peu myope. En plus, les gens en avant ne cessent de se lever pour aller pisser ou bien pour m’emmerder. Ils le font exprès pour me boucher l’écran, j’en suis sûre. Et le monsieur du banc en avant examine en contre jour son sac vide de chips au vinaigre pendant 5 minutes en le mettant soigneusement dans la ligne de mire entre mon regard et l’écran. Juste au moment où Shreck se transforme en joli prince grassouillet!

Après les films, nous avons droit aux inévitables sketches «comiques» de la caméra cachée, puis aux traditionnelles poursuites de Will le Coyote (pas de lien de parenté avec moi) et de Bip-Bip. Le monsieur d’en avant peut bien se gratter le crâne avec le bras bien levé pour boucher l’écran, ça a déjà moins d’importance.

Je passe le temps pour le reste de la traversée en allant aux toilettes, en faisant semblant de dormir et en prenant des notes pour mon blogue. J’aime bien partager les moments horribles de ma vie (incluant les Soldes et les voyages en avion). Peut-être un jour, je finirai par entrer dans une sanisette. Pour votre bénéfice.

Après un léger snack (très léger), nous atterrissons à 14h, heure locale. J’ai perdu le fil des heures quand j’ai remis ma montre à l’heure du Québec. Les nouveaux couloirs de l’aéroport PET sont interminables. Un peu comme des intestins : des kilomètres de boyaux concentrés dans un petit espace.

Mais ces tortillages ne sont rien en comparaison à ce qui m’attend dehors. Mon papa vient me chercher et nous devons retrouver son char. (Aaaaah, ça fait du bien de dire : «châââr».) Il semble que le stationnement a gonflé de surface et en plus il est plein. Depuis que Mirabel a fermé, c’est l’enfer ici. Il faut stationner au bout du champ. Le stationnement est tellement grand qu’ils ont prévu un autobus, qui fait le circuit juste pour reconduire les gens à leur bagnole. Il y a des arrêts d’autobus à toutes les 5 rangées. Nous sommes à la rangée 92.

Avec tout ça, il est 15h15. Heure de pointe. Vendredi. Et il neige. Coliss. Heureusement que mon papa a pensé à m’apporter ma doudoune jaune, celle avec la fourrure autour du capuche...

Toutes les conditions sont réunies pour aller à 20km/h sur le Métropolitain (sorte de périphérique qui ne fait pas le tour de Montréal). L’avantage à cette vitesse, c’est qu’on ne risque pas la sortie de route. De temps en temps, nous faisons des pointes de 40km/h : «Ey! J’capote! Je vais à une vitesse folle!» s’exclame mon papa, monsieur très digne et très sérieux. Oui, oui, il a utilisé le langage des «djeuns» du Québec des années ’80.

Et enfin c’est l’arrivée triomphale chez mon papa qui n’habite pourtant qu’à 20km de Dorval, à 17h. Il fait nuit depuis 16h20, il neige toujours, il fait frette. Bienvenue au Québec! Mais dans la maison, je suis bien au chaud, et je peux enfin mettre les pantoufles en phentex dont je rêvais...

2 commentaires:

Lui-là a dit...

Essty possibleu que même si ja assolument arrien à ajouter à ton billet, je vais être le premier en deux ans et kek mois à le commenter ?

Whaouuu ! j'me peux plus :o)

coyote des neiges a dit...

Bin oui, comment ça personne n'a trouvé de commentaire à mettre à ce chef d'oeuvre de littérature???