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samedi 8 janvier 2011

Comme la pomme de Newton!


Aaaah arriver à la maison et voir que le chat a vomi sur le fauteuil...
Mais pourquoi le chat a-t-il vomi EXACTEMENT à l'endroit le plus difficile à nettoyer, c'est à dire dans le creux causé par un des boutons du fauteuil???


En fait, peu importe où le chat aurait vomi, ça se serait ramassé là... Mais pourquoi??? Tel Newton recevant l'intuition de la force gravitationnelle en même temps que la pomme sur la tête, le chat d'Einstein a certainement vomi sur son sofa. Dans un premier temps, il (Je parle d'Einstein, pas du chat) a dû se dire que le bouton du sofa étant plus massif que le tissu environnant, l'attraction gravitationnelle aurait attiré les deux masses, d'où amalgame final.

Mais la force gravitationnelle ne suffit pas à expliquer le phénomène. La gravité est trop faible, compte tenu des masses impliquées, pour justifier cette attirance. Albert s'est alors résigné à se dire que la courbure du fauteuil à cet endroit était en cause. Moche. Mais il fallait aller plus loin! Albert s'est alors mis à faire des calculs fébriles et hop! Il s'est dit que LA CAUSE DE LA FORCE GRAVITATIONNELLE était justement une courbure! L'espace-temps est courbe! Il est courbé par la présence de masses dans le tissu même de l'espace-temps! Une bille (ou un vomi de chat) roulant à proximité d'une grosse masse sur le fauteuil serait déviée ou attirée par la déformation causée par cette masse!

Voilà, grâce à mon chat, je sais maintenant comme Einstein a eu son intuition de la courbure de l'espace-temps!

Maintenant, il faut nettoyer... Monsieur Net (qui s'appelle «Monsieur Propre» en France)? La tornade blanche (là je ne sais pas l'équivalent français...)? Une supernova???

La supernova aurait l'avantage de régler en même temps tous les problèmes de l'humanité en même temps! Imaginez tous les vomis de chat éliminés d'un coup d'étoile qui explose!

Peut-être même il y en a une en route? Impossible à savoir puisque la lumière voyage à 300000 km/seconde, alors si une étoile située à 4 années lumières d'ici a explosé, on n'en verra l'explosion que dans 4 ans! Si on prend l'exemple de SN 2006gy (inutile de la présenter, chacun sait qu'il s'agit de la supernova qu'on a pu observer en 2008), son étoile se trouvait dans la galaxie NGC 1260 à quelque 240 millions années-lumière de la Terre. Elle a donc explosé en l'an 239,997,992 avant Jésus-Christ! Plus on regarde loin, plus on regarde tôt!

Prenons notre soleil... Il est situé à 8 minutes-lumière de la Terre.

Admettons que le soleil vient d'exploser (je sais qu'il est trop petit pour devenir supernova, mais on sait jamais, une petite déchirure espace temps dans le magma infernal des réactions nucléaires de son cœur et boum!), donc, s'il vient d'exploser, on va le savoir dans 8 minutes.

Vous avez donc 8 minutes pour me laisser un commentaire!

mardi 25 octobre 2005

Le facteur éolien expliqué aux enfants (et aux Français)

En ces jours où l'hiver approche à grands pas feutrés parmi les feuilles rouges des érables des grands espaces de notre pays qui n'est pas un pays c'est l'hiver et où se promènent librement les caribous et les vieux râteaux sous la neige oubliés, je me dois d'expliquer un des mystères de la Vie et de la Météo à mon public...

Le Facteur Éolien! Qu'est-ce que le Facteur Éolien? On l'appelait autrefois «facteur vent», mais on en a changé l'appellation pour faire plus scientifique. On a aussi changé la formule pour la calculer, qui devient :
Température ressentie = 13.12 + 0.6215 * T - 11.37 * V0.16 + 0.3965 * T * V0.16


Le facteur de refroidissement éolien mesure la rapidité à laquelle le corps humain (ou toute autre chose) perd sa chaleur lorsqu'il est exposé au vent.

Ça veut dire que si on prend deux personnes de poids identique, côte à côte, l'une dans un congélateur à -15°C et l'autre dehors du congélateur, exposée à une température de -5°C et à un vent de 55 km/h, elles vont mourir d'hypothermie en même temps (les enfants, n'essayez pas ça sans la présence d'un adulte).

Soucieuse de présenter le pour et le contre, j'ai trouvé un site internet qui proteste contre le facteur éolien... En gros, il dit que ça fait peur aux Français qui entendent dire qu'il fait -55°C alors qu'en réalité il ne fait que -20°C.
Environnement Canada est plus enthousiaste sur le concept. Normal, c'est eux qui l'ont créé.

Ils proposent même un convertisseur en ligne! Je vous suggère de le mettre dans vos favoris, et de le consulter avant de décider de sortir nu-fesse à l'air quand il vente. Notez que les limites imposées sont de -50 et +5°C, ce qui ne signifie pas que le facteur éolien n'agit pas aux autres températures, mais que leur calculatrice a des limites.

Le principe est que s'il fait -15°C avec un vent de 50 km/h, avec le facteur éolien on obtient une température de -29°C.
Extrapolons un peu : s'il fait +2°C et qu'il y a un vent de 50 km/h, la température obtenue sera de -5°C.

Veut-ce dire que si je mets mon petit bac à glaçons dehors au vent, l'eau va geler???

Le second principe de la thermodynamique dit que la chaleur ne peut pas remonter spontanément d'une source froide vers une source chaude. Donc la chaleur s'écoule toujours d'un objet de haute température vers un objet de basse température. Dans notre petit bac à glaçons, la température de l'eau va descendre à +2°C et va s'arrêter là. L'équilibre thermique est atteint.

Par contre, le corps humain produisant de la chaleur, l'équilibre thermique va arriver quand la température du corps au complet, tel que mesuré sur un thermomètre rectal, va atteindre +2°C. Ça prend du temps. Mais, exposé au vent, on va y arriver aussi vite que s'il faisait -5°C. On meurt quand même, mais plus vite.

Il y a bien d'autres facteurs qui influencent la température ressentie (ou sur la rapidité avec laquelle on perd notre chaleur), en plus du vent : l'humidité et l'isolation de nos vêtements, entre autres.

En France, le froid est humide. En plus, leurs vêtements ne sont pas bien adaptés. Jamais un Français ne se promènera avec une tuque sur la tête s'il fait +2°C, de peur de se faire traiter de moumounne. Et ils n'ont pas encore compris que le principe du vêtement, c'est d'isoler, et non pas de chauffer. La température du corps ne pourra donc pas monter plus haut que celle indiquée par le thermomètre rectal. N'ayons donc pas peur de nous habiller chaudement.

Si on tient compte du facteur humidex et du facteur moumounex, on peut affirmer que l'hiver, à Paris, la température ressentie peut descendre sous la barre des -55°C!!! Au secours!!! Restons bien au chaud au Québec avec les caribous et les maringuoins!!!

mardi 6 septembre 2005

Arachnophobie

Pourquoi les gens font-ils une différence entre la phobie des insectes (entomophobie) et celle des araignées (arachnophobie)??? (Non, les araignées ne sont pas des insectes, même si ça y ressemble.)

On m'a déjà dit que c'était à cause du nombre de leurs pattes. Les araignées ont 8 pattes et les insectes en ont 6.

D'abord, permettez-moi d'avoir des doutes. À la grosseur de l'animal, je m'imagine mal un phobique des araignées regarder tranquillement une bébête quelconque, puis s'en approcher avec une loupe, compter le nombre de pattes, et rendu à 8… HUUUUUURLER de terreur.

Certaines bêtes ont aussi plus de 8 pattes : les chenilles, les mille-pattes, le crabe, le homard… S’il manque 2 pattes à un homard dans l’assiette du phobique, va-t-il se mettre à HUUUUUUUUURLER de terreur???

La plupart des gens s'entendent en plus pour dire qu'un insecte, c'est légèrement dégueulasse. C'est probablement dû à la très grande différence morphologique d'avec les mammifères. Mais les oiseaux, alors? Et bien au moins, dans les oiseaux, il y a de la viande. (Un peu moins dans un colibri que dans un poulet, mais on peut faire une association d'idée). Et puis ils ont de jolies plumes. C’est mignon.


Et les reptiles? Eux aussi sont victimes de cet ostracisme. Le point commun entre les reptiles et les insectes? Ni poils, ni plumes. Le contact d'une peau nue aurait donc un effet répulsif. C'est pour ça qu'une chenille est moins dégueulasse qu'un ver de terre, par exemple. Même si la chenille a des pattes. Le nudisme serait donc un critère de répulsion. D'où la notion popularisée chez nos voisins Étazuniens Bushistes que les camps de nudisme seraient une perversion.

Il y a pourtant une partie du corps des insectes qui échappe à cette répugnance : les ailes. Un des insectes les plus unanimement respectés est le papillon, un insecte formé à 90% d'ailes. Mais un insecte tout de même. Avec des pattes. Six. Les ailes sont, dans notre subconscient collectif, associées aux oiseaux, animal respectable, ou encore aux anges, ou aux fées. Les chauves souris sont un phénomène à part. Elles sont chauves, donc toutes nues. Beurk. Mais elles n'ont que 4 pattes, donc on leur pardonne.

Au vu de toute cette information très exhaustive sur le phénomène, nous pouvons avancer une hypothèse très plausible sur ce qui peut faire qu'une personne peut être arachnophobique sans être entomophobie (ce qui est un peu le but de cet article, alors revenons à nos moutons, que diable!) : les araignées n'ont pas d'ailes!

Mais... et les insectes non ailés? Comme les fourmis? N'y a-t-il pas une phobie des fourmis? («formicaphobie»???) Et le ver de terre («lombricaphobie»???)? (au fait, le ver de terre est-il un insecte, un mollusque, un reptile ou quoi d'autre encore??? Réponse sur cette page!)

Que de questions en suspens! Tout ça parce que j'ai lu hier un livre où l'héroïne (quelle pouffiasse!) a huuuuuurlé de terreur à la vue d'une araignée. Probablement de celle qu'elle avait dans le plafond...

mardi 26 octobre 2004

Des réponses pour toutes les questions

Je suis en train de lire un livre passionnant «Who’s afraid of Schrödinger’s cat?» qui m’a inspiré quelques réflexions existentielles concernant l’Univers. Le livre en question est une collection de courts textes sur différents sujets scientifiques. Je me suis aperçue que la science des particules me fait «tripper» (c'est-à-dire basculer dans un état d'extase) alors que les sujets tels la science du cerveau (sauf quand il s’agissait du «quantum theory of the mind») et la psychologie me faisaient «chier» (déféquer). Je lisais quand même mais bof. J’ai assez supporté les torsions de l’application de la psychologie cognitive aux plans de cours dans les dernières années pour m’en écoeurer. En fait, tout ce qui ressemble à l’école me fait vaguement suer. J’en fais encore des cauchemars pédagogiques. J’ai bien fait de lââââcher l’école, être prof, c’est encore pire que d’être étudiant. Mais je m’égare, je parlais de mes idées très arrêtées sur le Cosmos.

Par exemple : on s’interroge sur la raison pour laquelle la dimension du temps, comme chacune des dimensions spatiales, n’est pas réversible. On peut aller en haut et en bas mais pas en futur et en passé. AAAaaahhh, mais voilà, c’est que (me dis-je) le temps est en expansion, tout comme l’espace! On n’a donc pas le choix de le suivre! 10 exposant -32 seconde à l’ère de Plank équivaut aujourd’hui à 100 milliards d’années (à peu près…, je n’ai pas fait le calcul) de nos jours. La vraie question est donc plutôt : pourquoi sommes-nous capables d’aller en avant et en arrière, en haut et en bas, à bâbord et à tribord??? Qui a inventé la machine à reculer dans l’espace???

Mais reculons-nous vraiment dans l’espace ou bien dans une dimension à la fois? Noooooon, mesdames et messieurs, sans la collaboration des deux autres dimensions, on ne pourrait ni avancer, ni reculer. À bien y penser, sans le temps non plus, on ne pourrait bouger. Et sans espace, pas d’évolution dans le temps, pas même par en avant… Bon, j’avoue que là-dessus ma théorie n’est pas tout à fait au point. J’en saurai plus lorsque j’aurai lu sur la théorie des supercordes qui implique un univers à 36 dimensions.

Autre réflexion : on ne trouve pas de «gravitons», particule hypothétique transportant la force de gravité, ni de théorie unifiée incluant la gravité. C'est parce que la gravité n’est pas une force, mais une déformation de l’espace-temps. Einstein nous a cassé les oreilles avec ça depuis 1910! Donc, pas besoin de particules transportant la force… Cessons de chercher, de grâce!

Par ailleurs, notre univers n’est qu’un trou noir à l’intérieur d’un univers plus grand, qui est lui-même un trou noir dans un univers plus grand. Et l'on s'imagine que notre petit trou noir est l'alpha et l'oméga de tout. Alors que par définition, rien ne peut s'échapper de notre univers et on croit aller tout droit alors que celui-ci est courbé donc on revient au même endroit, ce qui correspond aussi à la définition d'un trou noir…

Oui, je sais, c’est un classique éculé de la science-fiction, mais là où ça se corse, c’est que dans MA théorie, ces univers de plus en plus grands rejoignent l’univers le plus petit (ou le trou noir le plus petit, si on veut) dans une 37e dimension qui est recourbée sur elle-même. C’est là que l’infiniment Grand rejoint l’infiniment Petit. Mais vu qu’un cercle n’a ni début ni fin, nous sommes tous (nous, les Univers) des infiniment Moyens.

D'autre part, concernant la théorie farfelue de Gaïa (les planètes seraient en vie, les galaxies seraient des méga-organismes vivants), à peine effleurée par Isaac Azimov dans la série Fondation, alors si c’est vrai, la Terre est une tumeur maligne et les humains en sont les cellules cancéreuses!

Autre théorie (c’est pas moi qui l’ai inventée mais j’ai une réponse à apporter, comme sur toutes les autres questions) est que notre univers et son big bang côtoieraient d’autres univers avec leur propre big bang. Je n’en crois rien. Notre univers côtoierait plutôt toutes les autres singularités originelles qui n'auraient pas bigbangné. NOTRE big bang est plutôt une tumeur en expansion dans ce méga-univers. Conclusion, pire que la précédente : l’Univers (le nôtre) en entier est un cancer!!!

On se demande aussi par quel heureux hasard notre univers a JUSTEMENT les constantes qu’il faut pour supporter la vie. Un taux d’expansion trop petit ferait se recontracter l’univers trop vite pour que la vie se développe et un taux trop grand aurait fait se disperser la matière avant que ne se forment les premières molécules. Même Hubert Reeves se le demande. Moi (évidemment), j’ai trouvé la réponse :

Rien là de bien merveilleux : ils ont tous existé (les univers) les uns à la suite des autres, à partir d’un taux d’expansion ridiculement petit, ce qui fait que lorsque le premier univers s’est recontracté tout de suite en un big crunch, il a provoqué, avec l’excédent d’énergie, un autre big bang avec, cette fois-ci, un taux d’expansion un peu plus grand, qui s’est recontracté en un big crunch qui a provoqué un autre big bang et ainsi de suite (comme une balle qui rebondit), jusqu’à ce que INÉVITABLEMENT, il y en ait un qui arrive à notre taux d’expansion idéal (qui, soit dit en passant, n’est idéal que pour nous puisque la Vie est le cancer de l’Univers.)

À cette dernière théorie, on m’objectera que la conservation de l’énergie interdit que l’univers suivant ait un taux d’expansion supérieur au précédent. Je l’accorde. Mais le big bang n’a certainement pas pu commencer sa carrière avec un taux d’expansion infini pour ralentir (puisqu’il n’aurait pu se recontracter la première fois). Alors, d’où vient cette énergie supplémentaire? AAAAAaaaaahhhhh, mais voilà : elle est utilisée à partir de perte générale d'énergie imposée par la seconde loi de la thermodynamique. L'entropie augmente avec le temps, ce qui lui impose du même coup une sévère restriction : celle de ne permettre qu’une direction, le futur…

Et voilà, j’ai réglé le sort du monde en deux temps trois mouvements. Pour le prix Nobel, vous pouvez me joindre en me laissant votre adresse courriel en commentaire, je vous rappellerai. Merci de votre attention et bon vol.