Aucun message portant le libellé Brode story. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Brode story. Afficher tous les messages

vendredi 3 janvier 2014

La nécessité, mère de l'inventivité

J'en avais marre de mes vieilles chaussettes trouées.

Je les ai donc câlissées aux vidanges, non sans les avoir sauvagement coupées en deux pour être sûre de ne pas changer d'idée.

Mais voilà, le fait de les avoir coupées en deux m'a donné une idée! Après tout, la partie haute de la chaussette n'était pas usée! (je parle au singulier, mais il y a deux chaussettes, tout le monde l'a compris!)

Je me suis donc assise à ma machine à coudre hi-tech :

Je leur ai fait un joli rebord et j'ai piqué pour fermer le pouce.

Le résultat est saisissant d'ingéniosité :


Maintenant, avec ça, je pourrai me moucher et manipuler mon kleenex avec plus de dextérité quand il fait frette, dehors! Quoique j'aurais peut être dû les laver avant de faire ça, maintenant mes mains vont sentir les petits pieds...


samedi 17 mars 2012

Je suis ridicule!

Oui, je suis ridicule!

Et la seule chose qui m'empêchait de hurler de rage, c'était la perspective de vous faire rigoler à la narration de mes aventures!!! 

J'ai décidé de faire une grande fille de moi et de réparer mes rideaux de voilage... J'avais quelques plis à recoudre (c'est comme plié en 4 en haut, pour permettre au crochet de s'insérer et pour que le rideau ait du bouffant...)


Alors je m'installe au volant de ma machine à coudre, celle qui me vient de ma grand-mère, fière comme un paon, comme une ado en train de conduire pour la première fois une auto! Je vérifie que toutes les bobines sont en place (les fils étaient déjà placés, par les bons soins d'une amie qui est venue me donner un coup de main il y a 6 mois), et je démarre!!! ... à l'envers! affraid

Du coup j'ai naturellement perdu mon fil de bobinette (la petite bobine en bas) donc je tente de le récupérer. Peine perdue, je fais des nœuds! Je dois donc sortir ma bobinette, mais je l'échappe dans le trou de la machine et elle roule jusqu'au bout de la pièce, en se déroulant...

Après bien des mésaventures, je réussis à faire un pli (en réalité, les plis étaient déjà pré-faits, mais certains s'étaient décousus au lavage et avec le temps). Grosse victoire! Seulement 30 minutes pour faire une couture de 10 cm!!! Ça fait 20 cm à l'heure, ça!!! La vitesse d'un escargot au galop!


Je ne peux même pas accuser ma machine, car mon amie d'il y a 6 mois, une professionnelle, m'avait assuré que ma machine était de ces machines robustes et fiables comme on ne s'en fait plus!

Je me lance dans le 2e pli : au bout de 10 minutes cette fois, je termine mes 10 cm. Mais je vois que j'ai oublié d'inclure 2 plis dans ma couture. Je sors mon découseur (le truc professionnel qui permet de découdre sans couper le tissu) et je découds pour recommencer.

Chaque fois que je prenais un peu d'assurance et que je me lançais dans la couture suivante avec un faux air détaché, il m'arrivait un truc, genre :
(Je vous le mets en grand, ça vaut la peine!!!

Et c'est sans compter toutes les fois où je laissais la manette en marche arrière et que j'essayais de faire avancer le tissu!

Finalement, à la fin de la dizaine de coutures à reprendre, j'ai appris comment ajuster la longueur des points, j'ai pensé à ne pas oublier ma manette en marche arrière, j'ai su qu'il fallait bien coincer la bobinette pour ne pas qu'elle tombe. Alors là j'étais devenue une pro de la machine à coudre!


Audacieusement, je me dis que je vais faire le rebord à moitié décousu de mes rideau (environ 2m de couture continue, ce qui ne devrait pas causer problème à la couturière expérimentée que je suis devenue). Comme une vieille du vieux (féminin de «vieux de la vieille»), je place le bras de vitesse en marche avant, je règle la longueur des points au plus long, et go, je pars en grande pompe à fond les manettes!

Et je dois m'arrêter au bout de 1 mètre, parce que je venais tout juste de m'apercevoir que ma bobinette s'était vidée au bout de 4 cm de couture et que depuis 10 minutes j'étais en train de coudre dans le vide!!! 

Finalement j'y suis arrivée, je suis fière de moi, permettez-moi de me rengorger!!!  C'est la preuve que la persévérance a bien meilleur goût, qu'à cheval donné on regarde bien un évêque, que tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle n'amasse pas mousse, et finalement que nul n'est prophète sur sa machine à coudre!

dimanche 3 octobre 2010

La machine à coudre rendue facile

Attention, ceci est surtout un aide-mémoire pour moi-même!
La Machine à coudre a toujours été pour moi un mystère impénétrable.

Au moment de me céder LA machine à coudre ancestrale (celle de ma mère-grand), ma tante m'a donné un petit cours sur comment effectuer le cheminement du fil au travers du labyrinthe de trous, de bobines, d'enrouleurs, de pivots etc...

Ce document est par conséquent un tutoriel très détaillé, qui suit pas à pas le fil...


Suivez moi donc dans ce voyage au fil de la bobine de fil!


D'abord, il faut mettre la bobine. Avec le fil par en arrière. On met donc la bobine sur le piton à droite.


Ensuite, on envoie le fil dans le petit crochet en haut.


On descend. On passe le fil dans l'espèce de bobine en passant par en arrière.


On revient par en avant et on passe le fil (par en arrière) dans le trou de la patte qui dépasse.


Ça donne ça :


Là, on descend le fil pour le passer dans le petit crochet.


Puis dans un autre petit crochet, juste en haut de l'aiguille...


C'est là qu'enfin, on trouve l'aiguille! Il y a un trou dans le bout de l'aiguille, là où est mon doigt (attention, sur cette photo, le fil n'est pas encore passé dans le 2e petit crochet, qui est situé juste en haut de l'aiguille!).


On enfile l'aiguille, en passant de la droite vers la gauche.


Enfin, on glisse le fil entre les orteils du pied et on l'envoie par en arrière.


OK! Ouf! Mais attention, il y a aussi une bobine qui est en dessous. Voilà donc la 2e étape de l'installation du fil, qui sera dans une bobine spéciale.

La bobine se présente ainsi, il faut que le fil nous fasse face.


On rentre ensuite la bobine dans un porte bobine, en faisant sortir le fil par le petit trou.


En glissant le fil, on arrive à ce qu'il sorte par là :


On ouvre la petite languette du porte bobine, pour pouvoir le saisir aisément...


On peut alors l'insérer dans le logement du porte-bobine, qui est caché en dessous de la trappe coulissante juste à gauche de l'aiguille.


On referme la trappe coulissante, puis on saisit le premier fil (celui qu'on a passé au début), on le tient par l'arrière...


Là, on fait tourner à la main la grande roue à droite de la machine, ce qui a pour effet de faire monter et descendre l'aiguille. Ce faisant, pendant son séjour sous la machine, pendant qu'on ne regarde pas, le fil du dessus se saisit du fil du dessous, le remonte...


... et le fait sortir par le petit trou ici. On peut alors l'attraper et l'envoyer par en arrière lui aussi.

Attention! Il faut faire faire un tour complet à l'aiguille sinon ça fait un beau gâchis et il sort 3 fils au lieu de 1.

Passons maintenant aux commandes : ici le levier pour monter ou descendre le pied (qui va coincer ou libérer le tissu qu'on veut coudre).


Et ça, ici, c'est le truc qui va déterminer l'espacement entre les points de couture. Pour ajuster, on doit dévisser la vis de serrage à gauche. Ensuite il faut mettre la patte vis à vis du chiffre qui donne je sais pas quoi, mais plus la patte est coincée haute, plus le point est serré. Puis on va constater que la vis de serrage ne peut redescendre plus bas que notre ajustement. On serre en place et voilà.

Aussi, quand la patte est complètement en haut, on fait marche arrière (des fois il faut coudre de reculons, paraît-il). Alors avec un ajustement plus serré, le chemin de la patte est plus court, ce qui fait que le point sera aussi serré par en avant que par en arrière.

Ouais, bon, mettons que c'est une option, c'est pas essentiel pour débuter...

On est maintenant prêt à coudre! Il suffit d'avoir nos deux fils par en arrière et de glisser notre tissu sous le pied! On baisse le pied, avec la manette mentionnée précédemment, puis...


On démarre la moteur, préalablement branché, en tassant son genou droit sur la patte qui dépasse par en dessous de la machine. (Oui, ma mère-grand s'était acheté une machine ultra-moderne pour l'époque, elle fonctionne à l'électricité!)

Attention, le tissu va avancer tout seul parce qu'il est posé sur un truc qui le fait avancer (ou reculer quand la tige de commande est par en haut)!!!

Mais c'est pas tout ça!!! On a bien parlé de la petite bobine, mais comment peut-on la remplir? Voici le secret :
Il y a une petite roulette à côté de la grosse roue. C'est fait pour y mettre notre petite bobine.
On prend donc notre grosse bobine, on la pose sur le pivot en bas, on passe le fil dans le petit machin ici :


Ça donne ça, tout monté :

On peut alors embobiner le fil de la grosse bobine à la petite bobine en actionnant le moteur de la machine!

Pour les débutants comme moi, on suggère d'essayer d'abord sans mettre de fil ni de tissu, juste sur du papier! J'ai donc pris un papier dans ma boîte de récupération et j'ai fait des essais! Le truc c'est d'essayer de faire des lignes droites, d'avancer, de reculer et de varier le pas...

On peut aussi essayer en faisant des courbes, mais là c'est plus complexe...

La prochaine étape, c'est de mettre du tissu et du fil!
Tout simple, finalement!!!

AJOUT DE TONTON QUI TROUVE QUE TATA NE M'A PAS MONTRÉ COMME IL FAUT :
(hihi l'art de semer la zizanie dans un couple!!!)
Allo
Étant couturier à mes heures je me permets une remarque :
Je viens de visionner ton tutoriel et je pense qu'il y a une petite liberté dans la manière de passer le fil à la 4e photo.
Quand le fil venant du haut passe par en arrière du tenseur (l'écrou molleté sert à tendre + ou- le fil) entre les plaques ajustables, revient en avant vers le haut et (ici l'erreur je pense) doit passer dans le crochet et ensuite dans le ressort et de là vers le bras oscillant qui lui tire le fil.
Ce crochet (oublié sur la photo) permet au fil de faire plus qu'un demi tour entre les plaques ajustables.
Par contre, je ne sais pas si ma manière de faire donne de meilleurs résultats.
Bye

Et encore ceci :

Vers la fin de ton exposé, tu expliques la fab. de la petite bobine. Lorsque tu utilises le moteur pour cet embobinage, en dévissant la roulette chromée et moletée à l'extrémité droite (au centre du gros volant) de la machine, tu empêche l'aiguille de bouger.
Rebye


Ce à quoi j' ai répondu que j'avais pas mes lunettes de presbytère...

Sa réponse n'a pas tardé :
Allo
Étant couturier à mes heures je me permets une remarque :
Je viens de visionner ton tutoriel et je pense qu'il y a une petite liberté dans la manière de passer le fil à la 4e photo.
Quand le fil venant du haut passe par en arrière du tenseur (l'écrou molleté sert à tendre + ou- le fil) entre les plaques ajustables, revient en avant vers le haut et (ici l'erreur je pense) doit passer dans le crochet et ensuite dans le ressort et de là vers le bras oscillant qui lui tire le fil.
Ce crochet (oublié sur la photo) permet au fil de faire plus qu'un demi tour entre les plaques ajustables.
Par contre, je ne sais pas si ma manière de faire donne de meilleurs résultats.
Bye


Vers la fin de ton exposé, tu expliques la fab. de la petite bobine. Lorsque tu utilises le moteur pour cet embobinage, en dévissant la roulette chromée et moletée à l'extrémité droite (au centre du gros volant) de la machine, tu empêche l'aiguille de bouger.
Rebye


Pour la première intervention, j'ai rien compris!!!
Pour ce qui est de la seconde, hum hum, très ingénieux!!!
Merci Tonton!

Ajout suite au commentaire de amg :

Dans la 4e photo, ce qui cloche, c'est qu'au lieu de sortir à la flèche verte, le fil doit sortir à la flèche rose. Le reste est bon.
Merci, amg!

jeudi 25 octobre 2007

Je reprise mes chaussettes

Mes chaussettes préférées sont percées!


Il n'en faut pas plus pour que je me décide à effectuer une tâche que je n'ai vue faire que dans les téléséries d'époques, ou bien décrite dans les livres de la comtesse de Ségur.

Oui, je vais REPRISER MES CHAUSSETTES!!!

Mais ne reprise pas ses chaussettes qui veut! Il faut un équipement très spécial. D'abord, des bouts de laine. Si possible d'une couleur assortie à la chaussette originelle, mais c'est pas obligatoire puisque les orteils sont généralement cachés dans un soulier.


Puis, une aiguille.
Pour enfiler ces bouts de laine, choisir un gros chat.


Euuuh non. Un gros chas, plutôt.


Enfin, il nous faut un élément mythique que je croyais éradiqué à jamais de la surface de la planète, une BOUBOULLE (je ne suis pas certaine du terme technique...) !
Me semblait en avoir vu une dans les mains de mémère Bouchard dans «Le temps d'une paix».


Je me suis informée craintivement à belle-mama, qui, à ma grande surprise, m'a trouvé l'objet convoité rapidement, sans même rire!

Non, ce n'est pas une tomate italienne!

On installe la bouboulle à l'intérieur de la chaussette, comme ceci :


Puis, on commence le reprisage proprement dit.

Je suis presque prête à avoir ma carte de membre de la tribu des réducteurs de têtes!

Je progresse!


Je montre mon ouvrage en cours à Chéri, qui, dédaigneux, me signale que ce n'est pas comme ça que l'on reprise des chaussettes et que ce doit être beaucoup plus fin que ça.
- Ah bon? Tu as déjà reprisé des chaussettes, toi?
- Non, mais on a déjà reprisé des chaussettes pour moi!
Bien sûr, bien sûr...

Voilà, j'ai enfin terminé! C'est pas encore bien au point...


Mais n'empêche que la ressemblance est frappante!


Voilà, j'ai maintenant des orteils heureux!

Quoique pour éviter de refaire ce genre de truc, je devrais peut-être me couper les ongles d'orteils plus souvent...

mercredi 24 janvier 2007

Je fais mon coming-out!

Oui, je l'avoue... Je... BRODE!

À l'instar de milliers de brodeuses qui ont décidé de sortir du placard, j'étale au grand jour mon passe-temps honteux!

Oui, dans l'intimité, dans l'anonymat, en secret, je BRODE!!!

Je sais, je vous avais déjà fait entrevoir mon vice caché, mais attention, là ça devient sérieux! Et j'affiche maintenant en plein jour, sans fausse pudeur, l'objet de mes activités inavouables!!! Que dis-je, je PORTE, offerte aux regards incrédules, l'objet de ma passion honteuse!

(je sais, la photo est floue... je me garde quand même une petite gêne!)

Je brode devant la télé (quand je suis toute seule)... je brode dans l'autobus (quand il n'y a personne que je connais)... je broderais dans l'avion (si j'avais le droit d'amener une aiguille)...

Mais pourquoi, quand on dit qu'on fait de l'aquarelle, de la peinture, du fusain, du pastel, de la sculpure ou même du collage ou de la gouache, on a droit aux regards admiratifs et au respect??? Et quand on déclare tout de go qu'on fait de la broderie, le regard se fait amusé, condescendant... un peu comme quand on surprend un adulte à faire du crayon de cire sans dépasser les lignes!!!

Pourtant, si on analyse une broderie, mettons celle-là...


... que constate-t-on? Jai fait le dessin. Ensuite, j'ai reproduit mon croquis sur le jeans. Puis j'ai procédé à une analyse de couleurs pour avoir une nuance évoquant le glacier, mais qui ferait opposition avec l'ours. J'ai joué avec le dégradé du fil pour avoir exactement les contrastes et les ombres que je désirais. J'ai soigneusement choisi la direction du fil pour qu'il évoque le sens naturel du pelage de l'ours... J'ai utilisé un, deux ou trois fils pour donner une illusion de relief à l'ensemble...

Ici, notez les mots-clé : dessin, croquis, analyse de couleur, nuance, dégradé, contraste, ombre, direction, relief... tous des mots nobles qui font partie du vocabulaire de l'Artiste Noble. On a envie de vous dire Ooooh mais vous êtes une artiste! Jusqu'à ce qu'on voie le résultat.

Car mon tout donne une broderie. Dans le meilleur des cas : Hihi, toi? Tu brodes??? C'est rigolo, ça! Avec une petite tape sur la tête. Aussitôt, tout votre travail se résume à la peinture à numéros. Au clown triste sur fond de velours noir. Dans le pire des cas, vous êtes réduite au truc de mémé. La pauvre vieille n'a plus que son aiguille pour s'occuper.

ET BIEN NON!!! JE BLOGUE, AUSSI!!!
Les préjugés sont forts! On reconnaît le racisme, le sexisme... il faut maintenant reconnaitre le BRODISME quand on le voit, et le DÉNONCER!!!

Aux aiguilles, citoyennes!

mardi 10 octobre 2006

Je fais de la couture!

On se souvient que j'ai déjà fait du petit point... Oui, bon, je reprisais mes caleçons longs, mais tout de même, c'est un début.

À partir de là, je suis devenue une star dans le milieu de la broderie, du patch et du quilt. Sans jamais avoir rien fait. C'est fou ce que le bouche à oreille amplifie les exploits!!!.

J'ai même été invitée à une journée à Chantilly (pas tout à fait au Château, mais c'est aussi un début...) pour une rencontre de patcheuses!

(Une patcheuse, c'est une courtepointière)

Ne voulant pas arriver les mains vides, j'ai amené des carrés aux rice krispies pour tout le monde. Les autres ont amené des jolis sacs, bidules et trucs faits à la main... Hum... Entre autres jolies choses, je reçus un petit sac tétrahédral... et les instructions pour en faire un tout pareil. Oups! Impossible de refuser sans me trahir!

Voilà le sac reçu :


Qu'à cela ne tienne, je repartais au Québec pour ne revenir qu'en septembre, ce qui me laissait du temps. J'affirmai donc avec conviction que j'allais en fabriquer un pour chacune des filles présentes, donc trois sacs tétraédraux!

Voici donc l'épopée de mon petit sac tétrahédral, en triple exemplaire, étape par étape :

Étape 1 : la préparation et les instructions
D'abord, il nous faut le gabarit. C'est un bout de carton autour duquel on va découper le tissu.
On trace le patron :

On coupe le patron : on obtient ainsi un grand cercle de 20 cm de diamètre, un petit cercle de 8 cm, et un triangle d'une dimension telle qu'il sera inscrit dans le cercle de 20 cm (les forts en géométrie, calculez!)


Le carton à gabarit doit être un peu mou mais pas trop mou, et un peu dur mais pas trop dur.

À partir de là, on pourra faire autant de petits sacs tétrahédraux qu'on veut!!! Dans mon cas, trois!


Étape 2 : rassembler le matériel
Il me faut du tissu pour le sac, des fermetures éclair (une pour chaque sac) et un autre tissu différent mais coordonné pour la décoration.

Il faut aussi du mou-mou pour doubler le sac. Du fil et une aiguille. Des ciseaux. Une petite bouboulle pour décorer la fermeture éclair. Et un petit truc pour décorer la décoration. On va au Dollarama et on achète finalement 3 gugusses genre perle ou tite fleur, enfin quelque chose de pas trop kétaine, que l'on pourra fixer au centre de chacun de nos trois côtés décorés. Le 4e côté n'en a pas besoin, c'est le fond du sac.


Étape 3 : procéder au découpage
Avec le premier tissu, on découpe les gros ronds un peu plus gros que le gros rond du gabarit. Astuce!!! C'est parce qu'il faudra par la suite replier à la grosseur du gros rond du gabarit.

Si vous ne comprenez pas, regardez la suite avant de découper à mesure que vous lisez ceci. (Pourquoi j'imagine que tous mes lecteurs effectuent les étapes à mesure qu'ils lisent???)

On a besoin de 4 gros ronds. Puisqu'il y a 4 côtés (bin oui, d'où le nom de tétraèdre).

On se découpera aussi 4 triangles de mou-mou, qui vont s'inscrire à l'intérieur du grand cercle du gabarit.

(Notez mon habileté innée dans le découpage!)

Ensuite, on découpe 9 petits ronds, de la grosseur exacte du petit rond du gabarit. 3 pour chaque côté, sauf le côté du dessous, qui n'aura pas de décoration. 3 x 3 = 9. CQFD.

On dirait des biscuits au chocolat!!!


Étape 4 : bâtir un côté
Maintenant qu'on est revenu du Dollarama et de la friperie du coin avec nos tissus, qu'on a découpé nos morceaux et sorti notre fil, on peut s'installer sur un fauteuil tranquille pour la suite. Virer les chats, qui vont courir après les fils.

Pendant que Monk joue à la télé (ou Poirot, c'est selon), on s'installe pour coudre.
  • Faufilage du gros rond : avec du fil. Peu importe la couleur puisque ça ne paraîtra pas. J'utilise mon unique bobine, achetée 15 ans auparavent, mais dont je ne me suis jamais servie.


Première difficulté surmontée avec brio :


On peut constater mon inexpérience : je vous mets en garde contre le danger de s'énerver dans ces cas-là :


La technique de couture utilisée m'est assez familière : on fait des gros points n'importe comment. Aussi appelé «faufilage».


À la fin du faufilage, autour de notre gabarit, on va être en mesure de tirer sur le fil pour recouvrir notre gabarit. On fait un noeud pour que ça tienne.


Pour plus de facilité, sortir son fer à repasser. Ça tombe bien, j'en ai un dans mon rangement tout frais rangé... (petit jeu : trouvez le fer à repasser dans mon rangement)


On passe le fer sur notre tissu retourné contre le gros rond du gabarit :

Ce qui permet de retirer le carton-gabarit sans le briser (c'est pour ça qu'il doit être un peu mou, mais pas trop!)... et le rebord reste en place comme par magie.

Attention, si on ne passe pas le fer, ou si on ne tire pas assez sur le fil, on risque de se retrouver avec ÇA :

  • Mettre le mou-mou : normalement, il devrait bien rentrer à l'intérieur du cercle de 20 cm. Si ça dépasse un peu, c'est pas grave, puisqu'il est mou, ce mou-mou. D'où sont nom, qui n'est pas vraiment «mou-mou», mais «molleton», qui évoque aussi bien la mollesse.


  • Replier les 3 rebords




Mais attention : il faut que les rebords soient insérés les uns dans les autres : (ici le gros plan). Pour aider à tenir, on peut mettre une épinge sur nos côtés le temps de l'étape suivante.


NOTE : avant de refermer notre côté, on a avantage à signer notre oeuvre :


Ça va donner ça :


  • Coudre avec du fil qui va paraître (oui, c'est exprès). S'il s'agit d'un des trois côtés, ne pas oublier de coudre les décorations quand on arrive au centre! Voici comment faire les décorations à partir des biscuits au chocolat que nous avions découpés.
On avait choisi le 2e tissu dans une couleur coordonnée...


Moi, comme une débile, j'ai choisi de la suédine, parce que ça me semblait doux et joli... J'ai donc procédé sans problème au découpage de mes 9 petits cercles... mais pour en coudre les mille épaisseurs je vous dis pas!!!


  • Plier le petit rond en 2
  • Puis encore en 2
  • Puis de nouveau en 2 (mais par le milieu vers le haut pour qu'on ne voie d'un côté qu'un pli et de l'autre deux plis...) Notez que si vous utilisez de la suédine, ça commence à faire épais..

  • Glisser sous le rabat et coudre le tout ensemble...
  • Coudre ces mille épaisseurs avec du fil à broder, d'une couleur coordonnée, en passant au travers du tout : l'envers du gros rond, le mou-mou, l'endroit du gros rond... Et ne pas oublier les gugusses déco à l'approche du centre, donc nos 8 épaisseurs de suédine (mais vous avez le droit d'utiliser un tissu plus souple)... Faire des beaux ti points réguliers!



Un truc, pour la suédine : employez la paumelle de votre grand-papa qui était marin dans la marine marchande.

(Si vous n'avez pas de grand-papa qui était marin dans la marine marchande, euh... démerdez-vous, quoi! On n' a pas idée de ne pas avoir de grand-papa qui était marin dans la marine marchande!)

Normalement, on obtient ainsi 3 côtés avec gugusses, qui doivent ressembler à ceci (comparer avec le sac original, en rouge) :


Il faut ensuite ajouter la tite fleur au milieu, pour cacher nos imperfections pour décorer. Voici un côté terminé. Ne me demandez pas comment j'ai fait pour fixer la tite fleur au centre, je l'ai simplement piquée au travers du mou-mou puisqu'elle avait une longue tige...


Faire deux autres côtés avec des décos et tite fleur, et un 4e côté sans déco ni tite fleur...

Étape 5 : assembler le tout :

  • D'abord coudre deux côtés ensemble :

(Ne pas coudre la queue du chat!)
  • Puis, sur l'un des côtés, coudre un côté de la fermeture éclair :
Notez que je couds par l'envers de mon sac, et il ne faut pas que les points de couture paraissent. Malgré tout, j'ai malencontreusement traversé à quelques reprises. Mais c'était juste pour vous montrer comment ne PAS faire!


  • Ensuite, coudre un troisième côté sur le côté libre de la fermeture éclair (pour ces trois côtés, on utilise les trois côtés décorés, le seul côté qui n'a pas de gugusses en son centre sera le fond du sac).


  • On va maintenant coudre ensemble les extrémités, pour fermer notre triangle. (Ne pas oublier de coudre la petite anse sur le pointu de la pyramide... Moi, comme on voit, j'ai oublié alors j'ai dû un peu forcer l'ouverture à la fin pour l'introduire. Surtout que j'ai cousu la fermeture éclair à l'envers, l'ouverture vers le bas au lieu du haut...)


Ça donnera ça :


Il ne reste plus qu'à prendre le triangle qui n'a pas été décoré des gugusses et à le coudre pour fermer notre pyramide tétraédrale.


Étape 6 : me péter les bretelles :

Non mais regardez-moi ça!!!



Oups, j'ai oublié la bouboule pour la fermeture éclair!!!