samedi 9 février 2008

Londres en hiver!

Après notre visite londonienne de l'été dernier, nous retentons l'expérience en hiver...

Comme on pourrait s'y attendre, la météo de Londres en hiver ressemble à ça :

lun.
14 jan
Averses Averses 10°C 7°C
Indice UV: 1 Minimal
mar.
15 jan
Averses Averses 9°C 5°C
Indice UV: 0 Minimal
mer.
16 jan
Averses Averses 8°C 3°C
Indice UV: 0 Minimal
jeu.
17 jan
Averses Averses 8°C 3°C
Indice UV: 0 Minimal
ven.
18 jan
Averses Averses 8°C 6°C
Indice UV: 0 Minimal
sam.
19 jan
Averses Averses 8°C 6°C
Indice UV: 0 Minimal

Première recommandation : amenez un parapluie dans vos bagages!

Cette fois, c'est l'Eurostar qui nous amène en Ville!


On y accède par la gare de l'est du nord. Il faut s'atteler, la sécurité y est aussi complexe que si on partait par avion!

On nous demande d'abord, au pré-guichet, notre billet de train et notre passeport, pour vérification. On a ensuite accès à un guichet vitré où on met un tampon sur notre passeport et où on vérifie de nouveau notre billet de train. Suit un autre guichet vitré, où on nous demande encore une fois notre passeport, mais cette fois, on nous fait comprendre que nous sommes du côté anglais :

L'homme du guichet est un roux corpulent toutes dents dehors, aux yeux bleus et aux joues rubicondes, avec qui toute tentative pour ramener la conversation en français échoue. Il est inaltérable, inébranlable, incorruptible, c'est un Anglais.

J'ai beau faire ma smatte, rien n'y fait :
- How long are you going to stay in UK?
- Euh... whaaaat? (articulé-je éxagérément)
Il répète sa question en anglais.
- Trois jours, répondis-je en un français moliérien.
- And what is the reason for your trip? (dit-il, trahissant ainsi sa compréhension de la langue molérienne)
- For FUN! réponds-je en souriant d'un air niais de toutes mes dents pour montrer que moi aussi j'ai des dents...
- When do you return to Canada?
- Bin là, je vais commencer par revenir en France, après ce on verra (non mais, me dis-je en moi-même, c'est-ti de tes maudites affaires, ça? La France me renverra chez moi quand elle sera tannée de me voir!).

J'avoue qu'en tant que membre du Commonwhealthhththtth (crachez en prononçant la dernière syllabe), je me permets un peu de fanfaronner, si j'ai des problèmes, j'en appellerai à la Reine, quoi!

Il semble satisfait de ma réponse (ou bien il s'en fout) et m'envoie à l'étape suivante, à la vérification des bagages et au portique électronique avec toucher rectal éventuel.

Mais tout est sous contrôle, rien ne cloche et mon coupe-ongles n'est même pas confisqué.

Il ne reste plus qu'à attendre dans la salle d'attente cadenassée que le train arrive. Ce n'est qu'à ce moment que les portes vitrées à l'épreuve des balles (je n'ai pas essayé) s'ouvrent, nous donnant accès aux rames, à condition de remontrer notre billet, qui commence à être usé à force de se faire inspecter.

Le trajet en train est agréable. Pendant que Chéri dort, je me promène d'un wagon à l'autre. Je tombe sur une ambiance joyeuse :



Ce n'est vraisemblablement pas le moment de crier «Allez les bleus!»... Il s'agit en fait des supporteurs de l'équipe de rugby basque (ou quelque chose comme ça, bérêt basque à l'appui) qui allaient encourager les leurs sur les gradins de la perfide Albion. Ils sont revenus deux jours plus tard la queue entre les jambes car ils n'ont pas gagné, les pauvres..

Ce voyage en train m'a permis d'acquérir un nouveau synonyme de «bécosse», le «loo»!

On a beau dire, les voyages sont instructifs!

Toute personne visitant Londres en hiver a nécessairement une bonne raison (ou un bon parapluie). Notre raison était le cirque du soleil, qui présentait le spectacle Varakai au Royal Albert Hall.


Spectacle grandiose, magnifique... Pas question de faire des photos, vous imaginez les flash dans l'oeil des trapézistes en vol!!!

Nous avons choisi un hôtel à deux pas du Royal Albert Hall, «The Gore». J'étais un peu sceptique à cause du nom, on entend toutes sortes d'histoires d'horreur sur les hôtels...

Mais notre hôtel était tout ce qu'il y a de plus respectable, avec ses grandes tentures de velours rouge et sa «library» herculepoirotéenne où l'on pouvait prendre son petit café le matin tout en surfant sur internet dans des fauteuils capitonnés en cuir...


Puisqu'on était sur place, autant en profiter. Nous avons fait un petit tour un peu partout : Natural History Museum, le British Museum, la Courtaud Institute, le Science Museum, le Tate Britain, le Tate Modern...
Entre les deux Tate, il y a une navette. Chéri, n'écoutant que son courage, a bravé le mal de mer pour s'y aventurer en pleine tempête de Tamise!


Pour ce qui est de la relève de la Garde, nous l'avions déjà vue, donc on va s'en passer pour cette fois-ci...


Outre la navette «Tate to Tate», nous avons découvert un moyen de transport étonnant!
L'autobus!

En effet, ces trucs rouges à deux étages ne servent pas qu'à figurer dans les albums souvenir des touristes : ce sont de véritables autobus dans lesquels on peut entrer!!!


Mais attention, il y a un truc! Un passage coûte 2 livres (soit environ 4 $ canadien). Par contre, si on lit les petits caractères, on s'aperçoit que...

... un ticket valide pour la journée, peu importe le nombre de trajets, coûte 3,5 livres! Donc déjà, si on a un aller-retour à faire, on économise 50 pences! Trop beau pour être vrai? Non, non, c'est vrai et ça marche! Munis du ticket magique, on entre et on sort à volonté dans les autobus!

Les promenades à pied restent tout de même agréables... On voit vraiment des choses incroyables, telle cette guérite avec mitraillette pointée sur le passant :


Et, juste à côté, cette pancarte :

Bon, pas trop invitant...

Finalement, malgré la météo maussade annoncée, nous avons eu du très beau temps!

Sacrés Britishs! Toujours le mot pour rire, même dans les sites de météo!

mardi 1 janvier 2008

Le jour de l'an à Paris, édition 2008

Non, nous n'avons pas passé la nuit du 31 au 1er janvier sur les Champs Élysés cette année. Par contre d'autres l'ont fait...

Et sur le Champs de Mars aussi...
Au fait, «Mars» pour le mois de mars ou pour la planète mars???

Voici mon reportage!

Le Champs de Mars ressemble à un Champs de bataille :

Des traces d'obus partout sur le sol...


Des éclats de projectiles...


Des corps morts, entassés à la sauvette...


Les équipes de nettoyage ont quand même bien fait leur boulot! J'imagine comment ça devait être à 06h du matin! Les sacs poubelles sont déjà en cours de changement (le temps que les éboueurs finissent les fonds de bouteille)!


Paris dormait, en ce premier janvier, vers midi...


Seuls les touristes faisaient la queue.

Ici...


Là...


Et encore ici, naturellement!


Les gens faisaient la queue à la queu-leu-leu. En rond. Les uns derrière les autres... Sans trop savoir vers quel pilier de la Tour Eiffel ils aboutiraient. Sans savoir que peut-être le premier de la queue suivait le dernier de la queue en croyant être au milieu de la queue... (Vous me suivez?)


Oui, vous n'avez jamais rencontré quelqu'un qui ait vraiment monté sur la tour Eiffel parce qu'il ne s'agit que d'un mythe! On fait croire aux gens que la tour Eiffel existe pour attirer les touristes dans la ville de Paris. On a monté un décor et on fait faire la queue en rond, en un cercle assez grand pour que personne ne s'en aperçoive...
Et tout un chacun retourne chez soi en déclarant qu'ils ont failli visiter la tour Eiffel mais qu'ils ont abandonné parce qu'il y avait vraiment trop de monde dans la queue...
C'est comme la lune, qui est une grosse boule de carton-pâte accrochée dans le ciel par la Nasa pour faire croire qu'ils l'ont visitée!

Je vous dévoile aujourd'hui la vérité : LA TOUR EIFFEL N'EXISTE PAS!

(Zut, je voulais vous parler du jour de l'an et je me suis laissée emporter par le sujet!!!)

dimanche 25 novembre 2007

L'étoile

D'abord, avant de lire, cliquez sur «play» ici...
(si ça ne marche pas, chantez!)
L'étoile est sans contredit le rond-point le plus connu du monde!

Même si le GPS de votre voiture vous dit nonchalament : «Au rond-point, sortez en face. Prenez la 6e sortie», comme si c'était la chose la plus banale qui soit!

Au rond-point!!! Non mais vous vous rendez compte??? La voix devrait dire avec respect : «Vous approchez de l'Étoile... Vous allez passer sur les Champs Élysées!» et chanter, en guise d'hymne à la joie, la chanson de Joe Dassin en arrière plan! (Allez, faites vous plaisir, cliquez encore!!!)



Mais enfin, passer l'étoile n'est pas nécessairement une sinécure. Traversons ensemble! (Cliquez sur «play»)


Mais lorsqu'on revient de Paris, c'est à dire que nous arrivons des Champs Élysées pour nous rendre sur l'avenue de la Grande Armée, il y a un truc!!!

Regardez bien ce qui suit!!! (Bin oui, vous avez tout compris, cliquez sur «play»)

Magiiiiie!
Eh oui, nous avons passé par le Tunnel sous l'Étoile!!! Rien que le nom fait rêver!

Bon, vous me direz «Mais quel maudit tata préfère passer dans un tunnel noir plutôt que de contourner l'Arc de Triomphe à propos duquel tous les touristes fantasment?»

Et bien il y a ceux qui sont blasés, ceux qui sont pressés, ceux qui veulent se montrer plus fins que les autres et dépasser tout le monde dans le trafic...

Mais attention! Certains ont les yeux plus grands que la panse!
Avez-vous remarqué comme le plafond du tunnel est abîmé??? (oui, quand nous avons passé ensemble dans le tunnel...)

Regardez ce camion...


Il sort du tunnel, à contrecoeur, à reculons, la queue entre les jambes et le toit à moitié arraché...


Il était pourtant averti!


Voilà, je vous ai fait visiter l'Étoile sous toutes ses coutures! La prochaine fois, nous visiterons le fond du rang de Saint-En-Arrière-De-Par-Chez-Eux... Là, au moins, ya pas de plafond!

(Je parie que vous aurez la chanson de Joe Dassin «Auuuuux Champs Élysées ta ta ta ta ta...» dans la tête toute la journée!!!)

jeudi 25 octobre 2007

Je reprise mes chaussettes

Mes chaussettes préférées sont percées!


Il n'en faut pas plus pour que je me décide à effectuer une tâche que je n'ai vue faire que dans les téléséries d'époques, ou bien décrite dans les livres de la comtesse de Ségur.

Oui, je vais REPRISER MES CHAUSSETTES!!!

Mais ne reprise pas ses chaussettes qui veut! Il faut un équipement très spécial. D'abord, des bouts de laine. Si possible d'une couleur assortie à la chaussette originelle, mais c'est pas obligatoire puisque les orteils sont généralement cachés dans un soulier.


Puis, une aiguille.
Pour enfiler ces bouts de laine, choisir un gros chat.


Euuuh non. Un gros chas, plutôt.


Enfin, il nous faut un élément mythique que je croyais éradiqué à jamais de la surface de la planète, une BOUBOULLE (je ne suis pas certaine du terme technique...) !
Me semblait en avoir vu une dans les mains de mémère Bouchard dans «Le temps d'une paix».


Je me suis informée craintivement à belle-mama, qui, à ma grande surprise, m'a trouvé l'objet convoité rapidement, sans même rire!

Non, ce n'est pas une tomate italienne!

On installe la bouboulle à l'intérieur de la chaussette, comme ceci :


Puis, on commence le reprisage proprement dit.

Je suis presque prête à avoir ma carte de membre de la tribu des réducteurs de têtes!

Je progresse!


Je montre mon ouvrage en cours à Chéri, qui, dédaigneux, me signale que ce n'est pas comme ça que l'on reprise des chaussettes et que ce doit être beaucoup plus fin que ça.
- Ah bon? Tu as déjà reprisé des chaussettes, toi?
- Non, mais on a déjà reprisé des chaussettes pour moi!
Bien sûr, bien sûr...

Voilà, j'ai enfin terminé! C'est pas encore bien au point...


Mais n'empêche que la ressemblance est frappante!


Voilà, j'ai maintenant des orteils heureux!

Quoique pour éviter de refaire ce genre de truc, je devrais peut-être me couper les ongles d'orteils plus souvent...