dimanche 9 janvier 2022

Je serai une influenceuse

 

Suite à une entrevue entendue à Radio-Canada au sujet de deux influenceuses dans la soixantaine (Ma petite madame et Dame mature https://www.youtube.com/watch?v=XTrgK9FN88g ), j’ai décidé de devenir influenceuse à mon tour.

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/penelope/episodes/592654/rattrapage-du-mercredi-22-decembre-2021

(Oui, ça date du 22 décembre, j'y ai donc pensé longuement)


Le terme «influenceur-euse» (ou son équivalent non genré) est un euphémisme socialement acceptable pour : «manipulateur-teuse» (ou son équivalent non genré). Ainsi, les gens qui les suivent (appelés «les suiveux») ont bonne conscience et ont l’impression de garder leur libre arbitre.

 

Bien que réfractaire à ce concept, je me suis dit que la popularité d’une influenceuse est tout de même enviable et que ça me serait bien utile pour ma carrière d’écrivaine. C’est sûr que le statut en a pris un coup depuis l’affaire du party dans l’avion (faites vos propres recherches, comme disent les complotistes, il y a tellement de sites qui en parlent, je ne savais pas lequel choisir), mais vu que je ne recherche aucun commanditaire (à part les fabricants de linge mou peut être), peu me chaut (du verbe chaloir).

 

Je ne connais pas grand-chose dans le monde des influenceurs, mais j’ai quand même remarqué que la vidéo est LE médium privilégié pour influencer. Mais puisque ce n’est pas mon fort et que je n’ai pas envie de me mettre du rouge à lèvres chaque fois que j’ai quelque chose à dire, je vais opter pour ce que je fais de mieux : écrire. Qui plus est, dans mon blogue. Pourquoi changer une formule gagnante.

 

Puisque le créneau des madames mûres est déjà occupé par les deux personnes citées ci-haut, je me dois de trouver autre chose, un sujet qui peut toucher plein de monde. J’ai fini par trouver un bon filon : la solitude. Car oui, je suis tu-seule. Et ne nous le cachons pas, la solitude a mauvaise presse. Sauf quoi moi, je suis bien tu-seule, depuis toujours et encore plus depuis la pandémie, puisque je ne me sens plus coupable d’être tu-seule.

 

Parmi les thèmes que j’aborderai :

  • La mauvaise presse de la solitude dans les chansons
  • Les films cuculs de Noël
  • Le couple
  • Les compromis, petites ou grandes décisions, 
  • Le laisser-aller
  • La solitude à Noël
  • Le confinement et la solitude
  • L'amour, cette valeur suprême?
  • Parler tout seul : signe de folie ou de santé?

Ainsi que tout autre sujet suggéré par mes suiveux fans dans les commentaires. N'hésitez pas à mettre votre grain de sel pour alimenter notre réflexion collective!


À bientôt pour une chronique enlevante!


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lundi 3 janvier 2022

Le pirate des Caraïbes

 Puisque la bibliothèque de l'IMQ s'est dotée de la collection complète du Pirate des Caraïbes (notes de cours pour Piraterie 101), je me suis fait un devoir d'en refaire la lecture. Qui ne se souvient pas de ces sympathiques pirates qui écument les sept mers et qui ne font pas de quartier?

 

Barbe-Rouge, c'est le méchant au coeur tendre, qui adopta comme son propre fils le petit Éric, dont les parents furent commodément tués par une balle perdue (un boulet de canon perdu, mettons) pour éviter que Éric ne soit dans la position peu confortable où son père adoptif aurait assassiné ses parents... On s'assure ainsi de la fidélité et de l'affection d'Éric, même après qu'il apprendra qu'il n'est pas le vrai fils de Barbe-Rouge. D'ailleurs, il s'en doutait un peu puisque, bon sang ne saurait mentir, il a un coeur pur et ne veut pas être un pirate car un pirate c'est méchant.


Triple-patte, le vieillard érudit à qui il manque une patte, lui donne des cours de latin, de mathématiques, de physique nucléaire et de gravitation quantique. Baba, un noir colossal, lui sert de nounou, le protège, et lui apprend à se battre. Et nous, on apprend à comprendre son dialecte «A''êtez-le! T'op ta'd». En effet, on finit par comprendre que les R sont remplacés par une apostrophe. 


Baba et Triple-Patte sont les plus fidèles lieutenants de Barbe-Rouge. On peut toujours leur faire confiance, sauf la fois où, après avoir dérivé sans eau et sans nourriture dans un canot, Baba délire et tente de dévorer Triple-Patte, soumis à l'impulsion d'un atavisme transmis par ses ancêtres cannibales (je n'invente rien!).
 

Bientôt le petit Éric grandit. À vue de nez, il s'est écoulé 25 ans au minimum. Le temps qu'il vive, en tant qu'adulte, un paquet d'aventures, qu'il prenne de l'expérience comme marin et fasse ses classe jusqu'à devenir capitaine. Donc, il doit avoir au moins 28 ans. Gros minimum. Pendant ce temps, Triple-pattes le vieillard (qui devait avoir, à l'époque de l'adoption du petit Éric, au moins 70 ans) devrait avoir environ 95 ans. Bon pied (au singulier), bon oeil, il a toujours la forme, navigue encore et donne volontiers des coups de canne redoutables dans les bagarres auquel il participe avec un enthousiasme de jeune homme. Baba, lui, n'a pas pris une ride. Il n'a pas non plus appris à pa'ler co''ectement, ça y en a v'aiment biza''e. Mais il est toujours aussi colossalement fo't. Ba'be-'ouge, pardon, Barbe-Rouge lui-même, n'a pas vieilli d'un poil.

 

Leurs destins se séparent. Éric va sur le droit chemin tandis que Barbe-Rouge et ses pirates continuent leur vie de chenapans. Par contre, leurs routes vont se croiser régulièrement, l'un sauvant la vie de l'autre et vice-versa. Parfois Baba et Triple-Patte accompagnent Barbe-Rouge, parfois, généreusement prêtés par papa-Rouge, ils accompagnent Éric.

 

Éric est d'une naïveté déconcertante : ils fait confiance à n'importe qui, même si la personne a un rictus mauvais, les sourcils froncés et qu'on les voit à l'avant-plan dans le coin d'une case, avec un regard en biais...

Naturellement, il fonce tête baissée dans tous les pièges, tous les traquenards qui sont dressés sur sa route par les jaloux. Et des jaloux, il y en a en masse car il est un capitaine hors pair, il a le coeur pur, il est bon, il est beau. Heureusement, sa naïveté n'a d'égale que son ingéniosité à s'extirper de situations inextricables. Sinon, c'est papa lui-même qui vient à la rescousse de fiston.

 

C'est d'ailleurs ainsi (fiston) que Triple Patte et Baba continuent de s'adresser à lui, tout capitaine et homme fait qu'il soit. Devant le reste de l'équipage, qui plus est. 


Et qui ne se souvient pas des savoureuses caricatures de pirates dans les aventures d'Astérix? En fait, quand on lit les aventures de Barbe-Rouge, on a l'impression que c'est cette série qui caricature les pirates d'Astérix...

 


 

jeudi 26 mars 2020

L'école Noël



C'est en fouillant dans une boîte que je suis tombée sur un journal étudiant de l'école Noël, de 1965. Une grande nostalgie m'a prise. J'ai commencé par la chercher sur Moogle Gap, à Beloeil, mais le bâtiment était caché par les arbres.

J'ai parcouru ce petit journal, le numéro de décembre 1965, numéro spécial de Noël. Les pages en étaient reproduites par un dispositif constitué d'un cadre de bois soutenant une toile. Celle-ci était alors parcourue par un rouleau (qu'on passait à la main) imbibé d'encre.

Tous les mois, notre journal sortait, 24 pages en plusieurs dizaines d'exemplaires. L'école Noël était une école d'avant-garde. On appelait ça «l'école active». C'étaient les élèves qui rédigeaient, fabriquaient, assemblaient et distribuaient ce journal. Le nôtre s'appelait «Pomme d'Api, le journal mensuel de la 2e année». Oui, nous avions 7 ans et nous étions plutôt débrouillards.

La page couverture était laissée blanche pour permettre à chacun de personnaliser son exemplaire. Voici ma propre oeuvre, sur le thème de Noël. Oui, c'est une girafe.



À quoi ressemblaient nos articles?

En voici quelques exemples :

Voici la description de Jésus par la petite Nicole.


Le petit Robbie, lui, a la nostalgie de l'automne.


 La petite Marie-Andrée a un instinct poétique très sûr!


 La petite Lauren a passé un beau Noël :


 La petite Hélène a illustré ses propos par des cactus...


 Le petit Érick n'a vraisemblablement pas compris quel était le thème du mois!


Et à la fin du journal, chaque élève avait inscrit son nom. Dommage que personne n'ait pensé à mettre son adresse courriel, nous aurions pu nous créer un groupe Farcebouc des anciens élèves de l'école Noël 1965...

vendredi 6 septembre 2019

Comment se débarrasser des mouches à fruit

Non, le titre n'est pas un putaclic ! C'est vrai, je vais vous enseigner comment vous débarrasser des mouches à fruit !

Bien sûr, comme tout le monde, j'ai cherché sur internet. J'ai trouvé quelques trucs pour fabriquer des pièges à mouches à fruit. Non, il ne suffit pas de remplacer le fromage par un fruit.

Résultat de recherche d'images pour "piège à souris"













Parmi les choix proposés, j'ai tenté l'entonnoir avec du vinaigre de cidre. 

Mais ce n'est pas très efficace et ça me brise un peu le cœur de les voir se noyer comme ça.

Finalement, tout à fait par hasard, j'ai découvert un piège qui, en plus d'être efficace, est humain. Pas de violence sur les animaux. Voici le cheminement intellectuel que j'ai suivi...

Pour ceux qui sont pressés, allez directement aux images à la fin. Mais vous ratez un petit bijou littéraire digne des œuvres de la grande et célèbre autrice Mongeau (suivez le lien).

Depuis quelque temps, je me voyais dans l'obligation de ranger tous mes fruits et légumes dans le frigo sous peine de les voir envahis par les mouches à fruit (qui aiment aussi les légumes, m'aperçus-je très vite). Alors que j'avais sorti ma tomate du frigo pour me faire une sandwich aux tomates chambrée, je voulus la protéger en la mettant sous cloche.



Mal m'en pris, puisque la cloche n'était pas étanche. Les mouches à fruit entraient et ne voyaient pas l'utilité de ressortir. Heureusement, j'avais disposé tout ça sur ma planche à découper. Voyez l'image plus haut (reconstitution).

Je la pris donc pour amener le tout dehors, où j'ouvris la cloche, ce qui libéra les mouches prisonnières quoique bien gavées de tomate. C'est alors que l'idée m'est venue de fabriquer mon propre piège.

Il suffit d'un plat de plastique (ici, le couvercle ayant été un peu bouffé par le chien, le plat me servait à amener des restes de table aux poules). On dispose donc au fond une rondelle de tomate alléchante. On replace le couvercle, mais sans le fermer au complet, ce qui permet aux mouches d'entrer, mais pas de sortir. De temps en temps, on ferme vite le couvercle de façon hermétique, on va dehors et on libère le stock de mouches. On ramène le piège dans la cuisine et au bout de quelques jours, on est débarrassés des mouches. Tout ça avec un vieux plat de plastique et une rondelle de tomate, toujours la même.






C'est tout simple. Vous aviez même pas besoin de lire tout mon bla-bla, vous auriez tout compris avec ces deux photos !

samedi 24 août 2019

Moi j'aime les vaches



Dès que la journée portes ouvertes de la ferme Claveau a été annoncée, je me suis empressée, plusieurs mois à l'avance, de noter la date dans mon agenda ! 

Oui, car moi, j'aime les vaches ! J'ai donc pu à loisir me faire lécher la main par la langue râpeuse de vaches inondées de soleil, qui vivaient leur vie de vache en toute sérénité.


J'ai pu voir la dernière technologie en terme de trayeuses automatisées : les vaches se pressaient au portillon automatique pour se faire traire par le robot, attirées par la perspective de pouvoir avoir accès à de la moulée au chocolat (ou en tous cas quelque chose d'aussi attirant pour les vaches). Pendant qu'elles se goinfrent, le robot lave les pis avec les petites brosses, puis place les trayons sur les pis. La vache, le nez dans la moulée, n'y voit que du feu.
Certaines malignes repassent deux fois pour avoir encore plus de moulée-bonbon! Mais la puce électronique qui les identifie les trahit, et le robot les font passer directement sans traire et sans moulée non plus.


Ici j'ai vu des grosses niches :


... pour des petits veaux!


La journée familiale a été un grand succès! Une parcelle de terre a été dédiée au stationnement. Des gens sont venus même de Thetford Mines pour y assister!
Des jeux pour enfants sont prévus (même si la sortie du petit train ressemblait plus à un gland...) :


On avait même de la barbe-à-papa couleur bleue, qui, selon les dires des enfants, goûtait le ciel! Ici, on me voit en flagrant délit. L'enfant-alibi qui m'accompagnait n'a pas voulu se faire photographier avec moi, j'ai donc juste l'air de la vieille folle qui bouffe de la barbe-à-papa. Encore heureux que je me sois retenue d'aller dans les jeux gonflables!


Pendant qu'on se bourrait dans le pop-corn salé, les vaches se contentent de lécher les blocs de minéraux.


J'ai trouvé la cousine de Bambi, toute mignonne avec ses grands yeux de biche!


Voici une vache qui passe à la brosse pour se faire gratter le dos :



Quant à la gestion du caca, voici comment ça se passe : il y a une râpe qui ramasse tout ce qui traîne pour l'amener à une extrémité où, pudiquement, un tapis roulant l'amène à l'extérieur.


La journée a été superbe, toute une organisation!